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Comment j’exerce et pratique le Conseil en Image

By | Philo, Tranche de vie | No Comments

Puisque l’été arrive à grands pas, nous avons animé un atelier fin mars conjointement avec mon amie nutritionniste Cristina Moser : « Affiner ses formes par la nutrition et le relooking ».

Bien que je me considère faire du Conseil en Image et non du Relooking, j’avais décidé d’utiliser ce terme parce qu’il est plus connu. Souvent quand je me présente mon interlocuteur ne perçoit pas ce qu’est le conseil en image, alors que quand j’explique que je mélange des exercices de coaching avec des techniques de relooking, on imagine bien mieux comment je travaille. Pour faire court et que ce soit explicite, j’avais donc décidé d’utiliser le terme Relooking pour cet atelier partagé fin mars.

Le jour même, je me suis retrouvée devant des clientes qui avaient leur a priori sur ce métier : superficiel, sur-fait, cliché, sans aucune attention à la personne qui est conseillée ou à son mode de vie, le relooking a visiblement de plus en plus mauvaise presse. Et je comprends, l’idée qu’on se fait de ce métier est généralement lié à l’émission télévisée « Les reines du shopping ». Généralement les avis sont assez tranchés, on aime ou on n’aime pas, et la personnalité de Cristina Cordula ne plait pas non plus à tout le monde.

Pourtant… rendons à César ce qui lui appartient, les conseillères en image doivent à Cristina d’avoir fait connaître notre métier ! Oui, elle fait du Relooking plutôt que du Conseil en Image, oui ses conseils sont simplifiés et ne tiennent pas compte de la personnalité de la cliente. Mais ce n’est pas non plus ce qu’on attend d’elle : on lui demande d’animer une émission télévisée, pas de travailler dans un cabinet de Coaching en Image.

Le revers de la médaille est effectivement l’impression que certaines ont eues : une technique impersonnelle qui vise à faire rentrer les femmes (et leur corps) dans des standards morphologiques avec l’importance de s’habiller conformément aux dernières tendances, sans tenir compte de l’environnement familial/personnel/professionnel de la cliente pas plus que de ses contraintes financières ou du temps dont elle dispose le matin pour se préparer.

Or elle est bien là, la différence entre la Relookeuse et la Conseillère en Image. En fait on peut considérer le Conseil en Image à mi-chemin entre le Coaching et le Relooking. Sa philosophie est d’accompagner la personne là où elle se situe à un temps T pour l’aider à atteindre un objectif en lien avec son image. Et les outils du Relooking ne sont qu’une série d’outils parmi d’autres pour l’y aider.

Du coup la manière dont j’accompagne mes clientes, et qui me tient à cœur, est de travailler à la fois l’image de soi mais aussi la confiance en soi et l’estime de soi pour aider la cliente à aller vers un mieux-vivre et un mieux-être général. Par exemple, lors de la consultation morphologique ce n’est pas moi qui détermine les « défauts de la silhouette », c’est la cliente qui m’explique ce qu’elle aime ou non chez elle. Car nous avons tous des parties de notre corps que nous aimons moins (parfois même des complexes), et mon rôle est de lui fournir des outils pour mieux vivre avec.

D’autres clientes viennent plutôt avec l’objectif de redéfinir un style vestimentaire qui corresponde mieux à qui elles sont à une période spécifique de leur vie. En effet on ne s’habille pas de la même manière à 20 ans ou à 45 ans, on peut avoir envie de changer son style pour faire avancer sa carrière professionnelle ou après un événement fort de sa vie (un mariage, une naissance, une séparation, un déménagement, un changement de pays, un deuil, un divorce,…). L’objectif de notre style vestimentaire est bien de refléter notre personnalité autant que notre style de vie. Les vêtements ne sont pas là pour nous discréditer ou nous plomber le moral, ils sont là pour soutenir notre énergie naturelle et nos actions de la vie quotidienne.

Voilà en tout cas comment je considère le Conseil en Image et comment je le pratique avec mes clientes en séance individuelle. Car pour moi, cela n’aurait pas de sens d’imposer une liste de critères à respecter pour paraître « stylée » s’ils ne prennent pas en compte les habitudes de vie de la personne et ce qui est important pour elle 🙂

C’est donc dans cette même optique que je vais me former au Coaching dans les prochains mois: pour pouvoir proposer un travail encore plus en profondeur afin d’accompagner la cliente à réellement améliorer le regard qu’elle a d’elle-même et de son corps sur le long terme.

Qu’en pensez-vous? Est-ce que vous saisissez mieux la raison d’être de ce métier?

Sources et crédits: worldfreerun.com

Comment ma féminité a été cassée à 14 ans par des ados en rut

By | Beauté, Philo, Tranche de vie | No Comments

Je n’en ai pas dormi de la nuit… En lisant hier quelques témoignages #MeToo de copines sur les réseaux sociaux, j’ai ressenti un énorme mal-être. Tous ces exemples qui sortent au grand jour et qui sont (plus que) déplacés vis-à-vis de la femme qui les subit… c’est anormal !! Parce que même si à force de vivre des situations dégradantes au quotidien on a appris à vivre avec, ce n’est pas pour autant que c’est normal ou anodin !

Puis mes propres expériences du genre me sont revenues en mémoire. Et avec le recul que j’ai aujourd’hui, je réalise que celles qui m’ont fait le plus de tort ne sont pas ce qui pourrait paraître trash mais qui n’est arrivé qu’une seule fois (comme ce type qui a ouvert sa braguette pour me pisser dessus en boîte de nuit parce que je refusais ses avances, ou ces photos de bites qui ont été prises à mon insu avec mon appareil photo en voyage scolaire et que j’ai découvert après le développement du film par le photographe (même si le scandale qu’a fait ma mère à l’époque m’a valu d’être la risée de l’école les 3 derniers mois de l’année)). Bien que ces expériences isolées m’aient choquées au moment même, elles n’ont heureusement pas bouleversé le cours de ma vie.

Dans mon cas, ce sont les situations borderline à répétition qui ont laissé des traces. Celles où on me répondait que « laisse tomber, ce sont des adolescents en pleine poussée hormonale, ignore-les » alors que je les subissais tous les jours. En 2 mots, il s’agissait de camarades de classe, une bande de potes qui à chaque début du cours de chimie me lançaient un « Sexy Mary est là…. Ggggrrrrrrrr… Elle est chaude aujourd’hui Sexy Mary, chaude comme la braise. Dis, t’as déjà roulé une pelle à un mec? Je suis sûre que t’aimes les trucs cochons ». J’avais 14 quand ça a commencé, et j’ai enduré ça plusieurs fois par semaine pendant 2 ans ! Sans compter les innombrables remarques skato qu’on m’adressait parce que j’avais de très longs cheveux.

Rien de dramatique me direz-vous. On ne m’a pas touchée physiquement, on ne m’a pas plaquée contre un mur, on ne m’a pas forcée à faire quoi que ce soit… Mais j’étais moi aussi en pleine adolescence, à la recherche de comment mener ma vie, d’un modèle féminin, d’une identité féminine…

C’est à cette époque-là que je suis devenue carriériste. Je me suis fixée comme objectif d’être un jour en haut de la pyramide hiérarchique pour être l’égale de tous ces hommes qui m’agressaient verbalement à longueur d’année. Curieusement, c’est aussi à cette période-là que j’ai arrêté de porter des jupes. Comme si inconsciemment j’avais intégré l’idée que porter une jupe n’attirait que des ennuis.

20 ans plus tard, je viens de comprendre quelque chose.
Au fond de moi, j’adore les jupes et les robes depuis de longues années. J’ai toujours aimé les vêtements féminins, encore plus s’ils permettent de s’habiller facilement et rapidement. Et je continue d’en acheter. Pourtant je ne les porte qu’occasionnellement et que le soir, quand on a une sortie de prévue avec mon mari. Jamais en journée. Jamais sans la présence de mon mari. Plusieurs fois il pensait m’encourager en me disant qu’il aimait bien me voir en jupe, et moi de lui répondre « tu viens de me retirer l’envie de le faire ». Pourquoi donc cette réaction? Ça fait des années que cette question me trotte en tête…

Aujourd’hui je sais: parce que me dire que je suis belle ou désirable me fait parfois me sentir en danger. Parce que porter un pantalon au quotidien est ma manière à moi d’éviter des problèmes. Le regard d’un homme qui me dévisage de haut en bas m’insécurise. Et mon pantalon est devenu mon bouclier!

Et je peux imaginer que parmi mes clientes qui me disaient ne pas se sentir à l’aise en décolleté ou en jupe, certaines cachent peut-être des blessures de harcèlement elles aussi.

Combien de jeunes filles et de jeunes femmes ont ainsi été blessées dans leur féminité par des mecs ne sachant pas canaliser autrement leur testostérone?

Sources et crédits: nouvelobs.com

C’est la rentrée, à Bruxelles et à Barcelone !

By | Philo, Style, Tranche de vie | One Comment

Début septembre rime avec la rentrée des classes, parfois c’est aussi l’occasion de commencer un nouveau loisir. Et bien pour moi, début septembre rime avec (re)découverte. Comme nous avons beaucoup voyagé/déménagé ces 12 derniers mois, une bonne majorité de mes vêtements ont passé plus d’un an dans une valise! Enfin, quand je dis une valise, c’est plutôt une dizaine 🙂 Oui je sais, ça fait beaucoup de vêtements!

Et voilà, je viens de tout ré-ouvrir. Quelle joie d’ouvrir ces sacs et ces valises!

choix-realite.org

*La joie de retomber sur des trésors vestimentaires que j’avais complètement oubliés.
*La joie de retrouver des pièces que je ne savais pas comment assortir avant et pour lesquels maintenant j’imagine immédiatement une jolie tenue.
*La joie aussi de donner ou vendre des pièces qui ne me flattent pas et dont je n’osais pas me séparer (si jamais je perdais ces quelques kilos, si jamais…)
*Et la joie de jeter les pièces usées sans scrupule, parce que je sais maintenant que des weekends de peinture / jardinage, il n’y en aura pas plus que les 5 dernières années (c’est-à-dire pas un seul).

Et puis, la joie aussi de me dire que cette année, rentrée scolaire rime pour moi avec de nouveaux projets de conseil en image! Les deux mois d’été furent remplis de belles rencontres et de nouveaux défis, de beaux projets sont donc en préparation !

Et pour bien commencer l’année, voici la première nouvelle: en plus de celles à Bruxelles, les consultations s’ouvrent maintenant également à Barcelone !
Ça vous intéresse? Dîtes-le moi ici 😉

Sources et crédits: trafalgar.com, choix-realite.org

Quels rôles pour le vêtement? (partie 3)

By | Philo | No Comments
This entry is part 3 of 3 in the series Les rôles du vêtement

Il y a un mois, j’ai analysé le rôle psychologique et le rôle culturel du vêtement. Mais je ne vous ai pas encore parlé de son troisième rôle, lequel n’en est pas moins important. Il s’agit d’un rôle social, puisque les vêtements sont à la frontière entre notre intimité et le monde social dans lequel nous évoluons.

Un rôle social

Nos vêtements véhiculent des codes qui permettent d’identifier les groupes auxquels on appartient ainsi que d’être reconnu par nos pairs.

Le besoin d’appartenance

S’habiller est un langage, une manière de faire passer un message. Alors que certains cherchent à signifier leur appartenance à un groupe social précis, d’autres choisissent de se fondre dans leur environnement quand ils endossent un uniforme.

C’est à l’adolescence qu’on commence à jouer avec ces codes vestimentaires. On sort de l’enfance, période où ce sont généralement les parents qui choisissent les vêtements, pour choisir soi-même ce qu’on souhaite porter et montrer aux parents qu’on se forge nos propres codes d’appartenance en lien avec notre quête identitaire (souvenez-vous quand on parlait du « je ne sais pas quoi m’être »). Selon les codes vestimentaires qu’on adopte, on peut se démarquer d’un groupe ou montrer qu’on fait partie d’un autre. Porter LE pantalon fashion ou le pull avec le logo de son cercle sont des moyens de s’intégrer dans son environnement. D’ailleurs, ne dit-on pas « qui se ressemble s’assemble » ?

closetspace.ca

Le besoin de s’affirmer

Les vêtements que nous portons nous permettent également d’exprimer notre identité et l’image qu’on a de nous. Ils constituent un moyen d’affirmer notre personnalité. « Le “bobo” qui va à l’opéra en jeans se veut marginal, mais se trouve paradoxalement tout aussi “normé” que le “costard-cravate”. (…) On ne porte pas une cravate, des Nike ou une fourrure parce que c’est utile, mais parce que notre image en dépend. (…) Ainsi, l’habit est un langage qui nous permet de faire passer des messages autour de soi: “je suis quelqu’un d’important”, “je suis aimable”, “j’ai la haine”,… » (1)http://philovive.fr/?2007/01/08/54-pourquoi-shabille-t-on

A la question « qui suis-je? », les vêtements répondent à notre place en nous renvoyant un « que suis-je? ». Car nos habits nous marquent et nous déterminent. L’uniforme, professionnel ou social, est d’ailleurs un support pour être identifié, il détermine notre rôle, et rend notre comportement prévisible. Puisque dans ces cas précis « l’habit fait le moine. » Et parmi ceux qui choisissent volontairement de porter un uniforme ou une tenue vestimentaire toujours semblable, certains s’en servent pour renforcer une partie plus fragile de leur identité quand d’autres ne voient pas l’intérêt de se poser cette question vestimentaire chaque jour, comme Karl Lagerfeld, Mark Zuckerberg ou Barak Obama.

dailymail.co.uklexpress.frusmagazine.com

Une touche personnelle dans un moule conventionnel

Pour conclure, je dirai donc que nos vêtements sont un moyen de jongler entre les différentes facettes de notre personnalité et les codes des environnements dans lesquels nous évoluons. Rien de plus gai ou de plus compliqué que de changer de costume pour changer de personnage et jouer un autre rôle. Il est d’ailleurs frappant de constater à quel point les filles aujourd’hui cherchent sans cesse à se différencier des autres par une touche personnelle à leur tenue, tout en respectant les codes vestimentaires de leurs groupes.

fashionbubbles.com

Sources et crédits: lefigaro.fr, closetspace.ca, dailymail.co.uk, lexpress.fr, usmagazine.com, jaysesblogs.blogspot.be, filsantejeunes.com, philovive.fr, fashionbubbles.com

Notes de bas de page   [ + ]

1. http://philovive.fr/?2007/01/08/54-pourquoi-shabille-t-on

Marre de ces vêtements mal finalisés

By | Philo, Style, Tranche de vie | No Comments

Aujourd’hui, j’ai envie de pousser un petit coup de gueule contre les fils… je parle de ceux qui dépassent systématiquement d’un ourlet mal terminé ou d’un bouton qui est sur le point de tomber, alors qu’il s’agit d’une pièce neuve !

Toute contente d’avoir trouvé LE pantalon slim que je cherchais, j’étais sur le point de ranger cette petite trouvaille dans mon armoire quand je remarque un premier fil qui dépasse. Pas très étonnée, j’attrape les ciseaux pour le couper à ras. Et là, j’en vois un deuxième, un troisième, un quatrième… pour finir par en couper une vingtaine !

Mon sang n’a fait qu’un tour… C’est vrai que j’ai payé ce pantalon 30€, que c’est bon-marché, et qu’on ne peut pas s’attendre à de la super qualité à ce prix-là, mais quand même ! Pas au point de devoir passer 20 minutes à vérifier toutes les coutures d’une pièce qui sort du magasin !

Sans titre - libre de droits

En réfléchissant, je me rends d’ailleurs compte qu’à ce prix-là je n’aurais même pas pu faire faire cette pièce. Il y en a pour 30€ rien que pour le tissu, le fil, la tirette, le bouton et le patron, alors où sont passés le coût de la main d’œuvre et du transport? Sans parler des conditions de travail potentiellement douteuses dont on entend de plus en plus parler…

Alors jusqu’où devons-nous accepter une baisse de qualité sous prétexte d’un meilleur prix? Combien de pièces neuves vais-je encore devoir vérifier alors qu’il s’agit d’une marchandise « prête-à-portée »…

Vous aussi, vous vous êtes déjà énervées sur ces fichus fils qui dépassent? Y a-t-il des marques que vous privilégiez ou que vous évitez pour ne pas avoir ce problème?

Quels rôles pour le vêtement? (partie 2)

By | Philo | One Comment
This entry is part 2 of 3 in the series Les rôles du vêtement

Dans le dernier article, nous avons abordé le rôle psychologique du vêtement. Et nous avons découvert le lien entre « je ne sais pas quoi mettre » et « je ne sais pas quoi m’être ». Mais le vêtement a bien d’autres rôles également, un rôle culturel et un rôle social.

Un rôle culturel

Vous êtes-vous déjà demandée pourquoi l’humain est le seul animal à se vêtir? Et savez-vous d’où vient cet usage? Notez que cette coutume n’a pourtant pas touché tous les peuples en même temps, ni de la même manière, ils ont adapté leurs tenues en fonction de leur culture et de leur religion.

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A l’origine, et bien avant de s’enrober d’un manteau, les peuples portaient des bijoux, ornés de pierres, de coquillages, d’os, en bois ou en métal. Ils utilisaient le tatouage comme signe d’appartenance ou de distinction. Les peaux de bêtes étaient utilisées pour la pêche, ou considérées comme des trophées, une manière d’exhiber leurs exploits, un signe de courage et de sang-froid. Elles n’ont été utilisées comme vêtement qu’au début des périodes glaciaires.

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Au sein des tribus primitives, le costume a été longtemps réduit à une étoffe cachant les parties sexuelles, et qui diffère selon la religion de l’ethnie et les valeurs qu’il représente. En Guinée par exemple, il existe 4 pagnes différents, selon qu’on soit en Guinée forestière, en Moyenne Guinée, en Basse Guinée ou en Haute Guinée, et chaque type de pagne est tissé et décoré différemment selon l’activité ou le métier exercé.

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Le vêtement (au sens très large) a donc également une fonction pudique. Entendez par pudeur ce qui est liée à la protection de la vie privée de l’individu et de son intégrité (bien au-delà donc de la seule nudité). Voiler sa nudité est une manière de ne pas être réduit à un corps ou considéré à l’état animal. C’est pourquoi se déshabiller peut être la pire des humiliations selon les circonstances environnantes : les prisonniers devant se mettre à nu devant leurs gardiens sont ainsi déshumanisés.

La religion judéo-chrétienne parle d’ailleurs de la nudité dès l’origine de l’humanité (quand Adam et Eve partagèrent le fruit défendu et découvrirent qu’ils étaient nus), et du besoin de la cacher aux autres. A ne pas confondre avec la pudeur morale qui n’arrive que bien tard dans l’histoire européenne (avec la Renaissance et les missionnaires chrétiens) et qui tisse des liens entre péché originel et sexualité. Dévoiler son corps devant autrui est alors considéré comme honteux et impur.

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Pendant l’antiquité, les grecs connaissaient également les vêtements mais pas la pudeur vestimentaire. La beauté du corps et la nudité étaient très appréciées, et à cette époque les gaulois et les grecs se battaient quasi-nus. C’était en effet une manière de provoquer un malaise chez l’ennemi mais cela évitait aussi que les plaies ne s’infectent au contact d’habits souillés. C’était en plus un signe de leur foi en la victoire: un guerrier béni par le dieu de la guerre n’avait tout simplement pas besoin de vêtements.

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Voilà donc un petit aperçu de comment s’est construit l’habitude de se vêtir. Je trouve ce sujet passionnant, et j’aurais bien envie de comprendre toute la symbolique qui se cache derrière cette coutume. Mais je vais m’arrêter ici, d’autant que nous avons encore le rôle social à aborder… Promis, j’essayerai de faire un peu plus court la prochaine fois… avant de reprendre des sujets d’actualité ! 😉

Sources et crédits: static1.squarespace.com, jaysesblogs.blogspot.be, philovive.fr, guinee-culture.org, fr.wikipedia.org, le-retour-aux-sources.skynetblogs.be, eden-saga.com, ancientolympics.arts.kuleuven.be, eternels-eclairs.fr, twcenter.net

Quels rôles pour le vêtement? (partie 1)

By | Philo | 3 Comments
This entry is part 1 of 3 in the series Les rôles du vêtement

Au-delà de son utilité première qui est de nous protéger des intempéries et autres agressions extérieures (saleté, microbes, produits irritants utilisés dans certains métiers…), le vêtement a aussi d’autres rôles: un rôle psychologique, un rôle culturel et un rôle social.

Un rôle psychologique

Le choix de notre tenue le matin est en grande partie dépendante de comment on se sent. Qu’on soit d’humeur joyeuse ou morose, on ne portera pas les mêmes couleurs, les mêmes coupes, les mêmes matières, on cherchera un confort différent.

De là aussi cette fameuse petite phrase assassine pour celui qui l’entend sans la comprendre: « j’ai rien à me mettre… », une petite banalité de notre quotidien qui cache en fait une multitude de réalités, puisque intimement liée à notre humeur. Et devant notre armoire pleine à craquer et la mine déconfite de notre tendre moitié, on devine déjà qu’il nous faudra une demi-heure d’essayage avant de trouver ce qui nous convient (dans le meilleur des cas) ou qu’on jettera son dévolu sur ce jeans fétiche et un de ces hauts passe-partout (faute de temps ou d’inspiration).

fin

En fait, on remarque qu’entre les lignes de « je ne sais pas quoi mettre » se cache une réelle quête identitaire qui commence à l’adolescence et qui perdure parfois longtemps… lisez plutôt « je ne sais pas quoi m’être ». Alors on essaie, on teste, on expérimente, on joue, jusqu’à ce qu’on trouve notre « look » (de l’anglais « to look »), dans l’espoir d’être approuvé par le regard de l’autre. Et quels regards parfois, dans un monde où l’apparence prend une ampleur grandissante.

Retenez que ce « j’ai rien à me mettre » ne signifie pas forcément qu’on manque de vêtements. L’inverse peut être tout aussi vraie, au point qu’on ne sait plus très bien ce qu’on a et qu’on ne s’y retrouve plus, ou qu’on est lasse de toujours porter les mêmes pièces ! Ces moments-là sont généralement de bonnes occasions pour faire le tri !

Quant à toutes celles qui vivent cette « fameuse frustration »:

A quelle fréquence vous dîtes-vous "j'ai rien à me mettre"?

Ne bougez pas, on décortique très prochainement les rôles culturel et social des vêtements !
Sources et crédits: blog.threadflip.com, madmoizelle.com