L’omniprésence du visuel dans notre société

Nous vivons dans un monde où la publicité est de plus en plus présente, et où les visuels sont devenus un moyen de communication incontournable pour vendre tant les produits que les services. Les entreprises l’ont bien compris et elles ne cessent de nous bombarder d’affiches, pancartes, et flyers en tout genre pour se faire connaître et tisser un lien avec nous, consommateurs.

Mais savez-vous à quel point notre propre communication visuelle est importante? Mesurez-vous réellement l’impact de votre apparence, de votre look, de votre tenue vestimentaire?

Pour vous en faire meilleure idée, voici quelques chiffres intéressants…

Quand nous communiquons

Bien qu’on critique aujourd’hui ses méthodes et ses conclusions, l’étude publiée en 1971 par Mehrabian reste une référence. Selon lui, la communication est :

  • 55% visuelle, souvent mal interprétée comme étant le non-verbal. Le visuel regroupe le langage corporel et les expressions du visage, donc la gestuelle, les attitudes, l’apparence, et les mimiques.
  • 38% vocale, dite aussi para-verbale. C’est tout ce qui a trait à la voix: le ton de voix, l’intonation, le volume, le rythme des mots, et les pauses entre les mots.
  • 7% verbale, c’est-à-dire le contenu du message et le choix des mots utilisés.

Le visuel et le vocal aident donc à comprendre le message bien au-delà des mots. Et il est important que ces 3 caractéristiques coïncident quand on souhaite communiquer efficacement. Le visuel et le vocal doivent soutenir le verbal !

De plus, il n’est pas possible de ne pas communiquer. Même quand on ne dit rien, le simple fait d’ « être » est une communication en soi, puisque notre corps véhicule automatiquement du non-verbal.

Ce que nous mémorisons

Il est également utile de savoir que nous retenons (1)Robinson P. Rigg, « L’audiovisuel au service de la formation », Entreprise Moderne d’Edition, Paris, 1971, p.19:

  • 10% de ce que nous lisons
  • 20% de ce que nous entendons
  • 30% de ce nous voyons
  • 50% de ce que nous voyons et entendons en même temps
  • 80% de ce que nous disons
  • 90% de ce nous disons en faisant quelque chose à propos de quoi nous réfléchissons et dans lequel nous nous impliquons.

La mémoire visuelle joue donc un rôle important dans la construction de nos opinions, et il n’est dès lors pas étonnant que certaines entreprises attribuent d’énormes budgets en communication et marketing pour booster leurs ventes. Dans les secteurs des nouvelles technologies et des cosmétiques, ces budgets peuvent même atteindre jusqu’à 50% du chiffre d’affaires de l’entreprise.

Barnard l’annonçait déjà quand il disait qu’ « une image vaut mille mots ».

Les premières impressions ont un rôle déterminant dans nos relations

Tout le monde connaît la citation (2)prêtée à Oscar Wilde ou Mark Twain selon les sources: « on n’a qu’une seule chance de faire une première bonne impression ». Et on s’accorde tous à dire qu’il ne faut que quelques secondes pour se faire une première opinion de notre interlocuteur. Votre interlocuteur rentre dans la pièce, s’avance vers vous et vous salue : vous vous êtes déjà fait une première impression.

Imaginez votre interlocuteur qui s’avance vers vous. Il semble être quelqu’un de soigné et « bien dans ses basquettes ». Pour ne rien gâcher, il est souriant et sa poignée de main est franche. Votre première impression est bonne, vous avez envie d’en savoir plus. Votre conversation commencera sous de bons augures.

Imaginez par contre que votre interlocuteur ne soit pas habillé de circonstance, en ressemblant à un as de pique ou en portant tout simplement une tenue non-approprié. La première chose que votre cerveau enregistrera, c’est votre étonnement: « comment est-il habillé celui-là? » Même si vous faîtes preuve d’ouverture d’esprit et lui accordez le bénéfice du doute (« écoutons tout de même ce qu’il a à dire, on ne sait jamais. On règlera le code vestimentaire plus tard »), votre jugement commence avec une touche négative, votre interlocuteur a perdu sa chance de faire une première bonne impression… Et si par malheur, ce qu’il dit vous semble inintéressant ou non-pertinent, vous garderez de lui un double mauvais souvenir.

On a beau savoir qu’il ne faut pas « juger un livre par sa couverture », on le fait tous naturellement.

De plus, ce qu’on ne mesure pas assez, c’est également combien nos premières impressions déterminent nos comportements aux autres, façonnant ainsi nos relations aux autres de manière durable. (3)« En 1973, Margaret M. Clifford, psychologue américaine spécialisée en psychologie de l’éducation, et Elaine Walster, professeur de psychologie et de sociologie, démontrent que les instituteurs attendaient davantage des enfants qu’ils jugeaient plus beaux que les autres. Quelques années plus tard, en 1980, Anthony Greenwald, professeur de psychologie à l’Université de Washington, rapporte que les individus sont peu réceptifs aux nouvelles informations qui peuvent modifier leur opinion initiale. Les recherches suivantes abondent dans ce sens. » (source) Reprenez la rencontre avec votre interlocuteur, dans le premier cas vous êtes de bonne composition pour l’écouter, et même s’il a des difficultés à exprimer ses idées, vous serez tentés de creuser un peu. Dans le second cas, vous creuserez avec nettement moins d’entrain.

Se marketer sans vendre son âme…

Vous l’aurez compris, notre image est une partie de notre marketing personnel. Il est donc capital de soigner son apparence, de même qu’une entreprise soigne le packaging de ses produits.

Je vous propose donc de vous aider à mieux gérer votre image et votre communication visuelle. Car si « l’habit ne fait pas le moine », il aide à rentrer au monastère !

Notes de bas de page   [ + ]

1. Robinson P. Rigg, « L’audiovisuel au service de la formation », Entreprise Moderne d’Edition, Paris, 1971, p.19
2. prêtée à Oscar Wilde ou Mark Twain selon les sources
3. « En 1973, Margaret M. Clifford, psychologue américaine spécialisée en psychologie de l’éducation, et Elaine Walster, professeur de psychologie et de sociologie, démontrent que les instituteurs attendaient davantage des enfants qu’ils jugeaient plus beaux que les autres. Quelques années plus tard, en 1980, Anthony Greenwald, professeur de psychologie à l’Université de Washington, rapporte que les individus sont peu réceptifs aux nouvelles informations qui peuvent modifier leur opinion initiale. Les recherches suivantes abondent dans ce sens. » (source)